Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s'y sont pas noyés sont mazoutés à vie.
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Grâce à mes lectures, j'avais aboli les limites de l'impasse, je respirais à nouveau, le monde s'étendait plus loin, au-delà des clôtures qui nous recroquevillaient sur nous-mêmes et sur nos peurs.
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À lire aussi de Gaël Faye
Les soûlards, au cabaret, ils causent, s'écoutent, décapsulent des bières et des pensées.
La souffrance est un joker dans le jeu de la discussion, elle couche tous les autres arguments sur son passage.
Dans mon lit, au fond de mes histoires, je cherchais d'autres réels plus supportables, et les livres, mes amis, repeignaient mes journées de lumière.
Le bonheur ne se voit que dans le rétroviseur. Le jour d'après ? Regarde-le. Il est là. A massacrer les espoirs, à rendre l'horizon vain, à froisser les rêves.
Dans la même œuvre
Le génocide est une marée noire, ceux qui ne s'y sont pas noyés sont mazoutés à vie.
Je pensais être exilé de mon pays. En revenant sur les traces de mon passé, j'ai compris que je l'étais de mon enfance. Ce qui me paraît bien plus cruel encore.
La guerre, sans qu'on lui demande, se charge toujours de nous trouver un ennemi.
Nous vivons sur le lieu de la Tragédie. L'Afrique a la forme d'un revolver. Rien à faire contre cette évidence. Tirons-nous. Dessus ou ailleurs, mais tirons-nous !
La souffrance est un joker dans le jeu de la discussion, elle couche tous les autres arguments sur son passage.